porquoi biologique et pourquoi la certification?

Nous sommes une ferme urbaine constituée de petites parcelles de terrain zoné résidentiel (des cours arrière, avant, et latérales) que nous «bail» sur une base à court terme et ne sommes donc pas dans une position pour devenir certifié biologique. Du moins pas pour le moment.

Dans le même temps, nous essayons de faire comme nos collègues agriculteurs biologiques faisent. Cependant, nous ne sommes pas obligé de tenir des registres minute de l’ensemble de nos processus, etc

Lorsque j’ai recherché ce qui est impliqué avec devenir certifié, j’ai de nouveau eu à prendre mon chapeau à tous les agriculteurs qui ont choisi cette voie et se sont engagés à des collectivités saines et des planètes.

Voici des Questions Fréquemment Posées et, encore plus important, les réponses de la Ferme Vallons de Sources, ferme certifiée biologique et pionniers dans le domaine dans notre región. Imprimée avec leur permission.

1)      L’agriculture biologique, c’est quoi au juste ?
Une agriculture respectueuse de l’environnement et des systèmes écologiques où le sol, le climat, les plantes, les insectes, les animaux et les humains forme un tout indissociable.
Le principe de base de l’agriculture biologique est de nourrir le sol avec des compost, des engrais verts, etc. Pour qu’une vie intense s’y développe ( microbes, champignons, insectes, acariens, vers, etc.) pour fournir aux plantes les éléments nutritifs dont elles ont besoin.
Nous préservons les arbres, les brise vent pour qu’une faune équilibrée s’y développe.
Nous n’utilisons aucun engrais et pesticides de synthèses ni d’OGM.
Toutes les fermes qui utilisent l’appellation biologique au Québec, doivent être certifiées par un des organismes certificateur reconnu par le MAPAQ (ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation ).
Un cahier des normes doit être respecté tant pour la culture des plantes que pour l’ élevage des animaux.
Un sol en santé dans un environnement équilibré favorise la croissance de plantes saines et d’animaux en santé.
2)    Que faites-vous pour contrer une infestation d’insectes ?
Les insectes dit ‘’nuisibles’’ font partie de l ‘écosystème et ne deviennent nuisibles que lorsqu’ils sont en trop grand nombre et compromettent la récolte.
Nous voyons à entretenir un milieu vivant (arbres, oiseaux, reptiles, etc.) afin de travailler main dans la main avec la nature qui abrite des prédateurs naturels.
Si nous devons intervenir, nous pouvons le faire de plusieurs façons, par exemple : Ø      Couverture de culture Ø      Ramassage manuel ou mécanique de certains insectes Ø      Décoctions de plantes répulsives Ø      Plantes pièges Ø      Pièges collants Ø      Introduction de prédateurs; insectes, nématodes, etc. Ø     Traitement avec des produits naturels acceptés par les normes d’agriculture      biologiques; BT, terre diatomée, savon insecticide, pyrèthre, etc.
Le but n’est pas d’éradiquer les insectes mais de contrôler les populations.

3)    Comment les sols sont-ils enrichis ?
Nous utilisons des composts que nous fabriquons avec différents fumiers de notre ferme et de fermes voisines. Nous effectuons une rotation des cultures comprenant des cultures d’engrais verts (plante cultivée puis enfouie au sol où elle se décompose et apporte de la matière organique tout en stimulant la vie microbienne).
Le but est de nourrir le sol qui a son tour nourrira la plante.

4) Les produits biologiques peuvent-ils contenir des contaminant?
Nous avons, depuis quelques temps, entendu et lu dans les  média que les produits bio pouvaient contenir des résidus de pesticides ou de métaux lourds, allant presque jusqu’à dire que  de ce fait, les produits bio n’étaient pas meilleurs que ceux venant de l’agriculture conventionnelle.
Bien que flottant dans un immense univers presque vide, la petite sphère sur laquelle nous vivons ne laisse rien s’échapper. Depuis le début du siècle passé, nous avons fabriqué et utilisé des millions de tonnes de pesticides, les cheminées de nos usines crachent dans le ciel des millions de tonnes de métaux lourds et autre polluants, l’activité domestique (voitures, peintures, piles, médicaments etc.) génère une quantité énorme de polluants.
Tout ceci se retrouve dans l’air que nous respirons, les plantes aussi respirent. Dans la pluie qui nous tombe sur la tête, les plantes vivent dehors. Dans l’eau que nous buvons, les plantes ont soif aussi parfois. Dans le sol qui nous porte, les plantes y sont bien enracinées.
En agriculture biologique, nous n’utilisons pas de pesticides de synthèse, le bio est moins énergivore que le conventionnel (40% moindre selon une étude menée en Suisse), il n’y a pas d’antibiotique ni d’hormones de croissance dans la nourriture des animaux mais hélas oui, il est possible de trouver des résidus de pesticides et autres polluants dans les produits bio comme il est possible d’en trouver dans tout ce qui vit sur notre planète. Toutefois, quand il y en a  les quantités sont moindres et pour qu’elles diminuent, la seule solution c’est que les gens achètent des produits bio pour que cette agriculture moins polluante puisse se développer.
Le lieu de production peut jouer un rôle non négligeable dans l’exposition des plantes aux polluants environnants. La ferme ‘Le Vallon des sources’ est totalement isolée, entourée de forêts, située assez loin d’un grand centre urbain, dans une région ou il y a très peu d’industries et pas d’agriculture industrialisée. D’autre part, avant d’être en régie biologique, les sols sont resté plus de 30 ans sans être cultivés et l’eau que nous utilisons pour l’arrosage provient des sources de notre ferme. Nous mettons donc toutes les chances de notre côté pour produire des aliments exempts de contaminant.

5) Les pathogènes présents dans les fumiers frais peuvent-ils se retrouver dans les légumes?
En agriculture biologique, nous utilisons principalement des fumiers compostés, ce qui élimine les risques de transmission de pathogènes. Les fumiers frais sont autorisés seulement s’ils sont épandus au moins  4 mois avant la récolte, ce qui laisse un temps suffisant pour la dégradation des pathogènes.

6) Les légumes biologiques sont-ils plus nutritifs?
Beaucoup d’études ont été réalisées sur ce sujet, les unes contredisant les autres et ce que nous pouvons conclure c’est que ce n’est pas coupé au couteau. Les légumes bio ont souvent une teneur en matière sèche plus élevée que leurs homologues conventionnels (avec une fertilisation souvent même surfertilisation à base d’engrais azotés de synthèse, les plantes ont tendance à se gorger d ‘eau). Les études sont faussées quand elles sont faites sur une base de matière sèche. Un gramme de matière sèche d’épinard conventionnel peut contenir la même quantité de minéraux et de vitamines qu’un gramme de matière sèche d’épinard bio mais si vous consommez 100 g d’épinards bio vous aurez consommé davantage de minéraux et vitamines qu’avec 100 g d’épinards conventionnel.
Le taux de protéines est parfois plus faible dans certains produits bio comme les grains et les pommes de terre, dû au fait que l’azote de synthèse utilisé en conventionnel est beaucoup plus facilement disponible que l’azote organique apporté par les composts mais, en général, les protéines des produits conventionnels sont de moindre qualité (plus pauvres en méthionine et lysine). Les légumes bio, surtout les légumes feuille, ont tendance à contenir plus de vitamine C, de fer et de calcium que les conventionnels.

7) Les produits bio ont-ils meilleur goût ?
Le goût ne peut se quantifier, c’est une question subjective. La variété, le stade de maturité à la cueillette, la fraîcheur, le terroir, sont des éléments très importants dans le goût d’un produit qu ‘il soit conventionnel ou biologique. Un melon conventionnel cueilli mûr aura bien meilleur goût que le même melon bio cueilli avant maturité et une laitue qui sort du jardin sera automatiquement meilleure que celle qui a traîné une semaine dans des camions réfrigérés et sur des tablettes de magasin, qu’elle soit conventionnelle ou bio.
Par contre, la fertilisation joue un rôle important. La fertilisation azotée conventionnelle à tendance à faire des produits plus aqueux donc avec des arômes moins concentrés.
En production biologique à petite échelle et vente directe comme dans le cas de l’ASC, nous choisissons plus souvent des variétés pour leur goût que dans le cas d’une production conventionnelle à grande échelle ou les variétés sont choisies en fonction du rendement, de la facilité à voyager et de la durée de vie sur les tablettes.
Dans des tests à l’aveugle, certains produits, légumes racine entre autres, se démarquent en faveur du bio.
À vous de goûter!

8) Le bio pourrait-il nourrir la  planète?
Si vous posez la question aux géants des biotechnologies et de l’agrochimie, c’est sûr qu’ils vous diront : non!
Il y a actuellement, à l’échelle mondiale, des surplus dans plusieurs productions entre autres les céréales. Pourtant des centaines de millions de gens ont faim un peu partout sur la planète. Le problème est que ceux qui n’ont pas assez de nourriture sont trop pauvres pour en acheter même à un prix très bas ou n’ont pas la terre pour la produire, ce qui est un problème politique dans bien des pays.
En général les rendements sont plus faibles en bio qu’en conventionnel, allant de presque équivalent dans certaines productions à 30 ou 40% de moins dans d’autres. Les systèmes de production biologique sont plus diversifiés, les problèmes de maladies et de ravageurs ont tendance à être moins graves. Ils préservent la fertilité des sols et un patrimoine génétique beaucoup plus important. Ils sont donc plus stables à long terme.
Quand on sait aussi qu’il faut grosso modo 10 protéines végétales pour produire une protéine animale et que dans les pays occidentaux nous souffrons de suralimentation…

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